L’épave du Titanic dévorée par une bactérie

Bouée du TitanicDans 15 à 20 ans, le Titanic ne devrait plus être qu’un petit tas de rouille d’après les dernières recherches menées sur l’épave du fameux transatlantique.

C’est à 3 843 mètres de profondeur qu’une bactérie inconnue est en train de grignoter la coque de l’insubmersible paquebot qui a tout de même fini au fond de l’océan le 15 avril 1912. Appelée Halomonas titanicae, cette bactérie a été isolée lors de l’examen d’échantillons des stalactites de rouille présentes un peu partout sur l’épave. Prélevés en 1991, ces échantillons auront mis du temps à révéler leur secret puisque l’information n’a été publiée que le 8 décembre 2010 par des chercheurs canadiens et espagnols dans l’International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology.
Arrachés à la coque à l’aide du bras articulé d’un sous-marin d’exploration, les morceaux de rouille ont été enfermés dans des sacs spéciaux, interdisant ainsi toute contamination exogène, avant d’être remontés à la surface.

27 souches différentes de bactéries ont été identifiées dans ces échantillons grâce à des analyses ADN et, parmi elles, un nouveau membre de la famille des Halomonas qui apprécient tout particulièrement les milieux riches en sel. Personne ne sait si cette nouvelle bactérie était présente sur le bateau avant son naufrage ou si elle s’y est installée après pour réduire en poussière ce qui reste du géant des mers.
Découverts en 1985 à 650 kilomètres au sud-est de Terre-Neuve, les restes du fleuron de la compagnie White Star Line disparaissent petit à petit et il ne persistera bientôt plus rien des 50 000 tonnes d’acier de ce paquebot de 269 mètres de long.

Potentiellement dangereuse pour les structures métalliques sous-marines des oléoducs ou des gazoducs, cette nouvelle bactérie pourrait aussi offrir de nouvelles possibilités à l’industrie concernant le recyclage de l’acier en eaux profondes. Elle pourrait aider à faire disparaître des navires de guerre ou de commerce et des plateformes pétrolières coulés dans les profondeurs pour s’en débarrasser.

La mort de près de 1 500 passagers de ce joyau de la technologie du début du XXe siècle a rappelé à l’Homme combien la nature était puissante. Une nature qui continue à le surprendre un siècle plus tard…

[Source]

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Commentaire

L’épave du Titanic dévorée par une bactérie — Un commentaire

  1. voici le lien d’une photo d’une serviette en papier japon offert a des oeuvres pour les dons aux victime du naufrage du Titanic que je tien de mes grands parents anglais qui habite Hythe petite ville anglais face a Southampton au depart du Titanic en 1912

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