L’immatriculation des landaus et des poussettes bientôt obligatoire ?

Poussette vintageLes milliards manquant à la France pour rembourser sa dette, « effacer » celle de ses voisins, renflouer ses banques et accroître chaque jour un peu plus ses aides sociales, il est urgent de trouver des solutions innovantes en matière d’impôts et de taxes. Habitués aux idées saugrenues quand il est question d’alourdir la pression fiscale, rien ne choque plus vraiment les Français dans ce domaine, à tel point qu’ils acceptent déjà de payer des taxes sur d’autres taxes sans demander de comptes à leurs élus. Dans ces conditions, pourquoi ne pas instaurer une taxe d’immatriculation sur les landaus et les poussettes ?

Alors que le taux de fécondité a battu un record en 2010 et que la France sera le pays européen le plus peuplé en 2011 selon l’Organisation des Nations unies (ONU), quoi de plus naturel que d’évoquer la mise en place d’un certificat d’immatriculation obligatoire et payant pour les landaus et les poussettes, à l’image de la carte grise des voitures, camions, deux roues et autres remorques. Le matériel est déjà disponible et des poussettes ont déjà été équipées.

Avant de voir rouge, les heureux parents devraient réfléchir aux nombreux avantages que procurerait une telle mesure :

  • il est bien plus facile d’identifier la poussette à la sortie de la crèche ;
  • le travail est facilité pour les forces de l’ordre en cas de vol ;
  • il existe un réel gain de temps pour ceux qui ne peuvent plus plier la poussette à cause de la plaque qui, elle, ne se plie pas ;
  • la personnalisation de la plaque d’immatriculation est possible et elle peut être réutilisée pour le vélo de l’enfant après avoir servi pour le landau et la poussette ;
  • la sécurité est accrue dans le cas où le landau est abandonné au bord d’une route grâce à l’effet réfléchissant de la plaque ;
  • etc.

Comment être contre cette idée qui n’a qu’un but : sauver l’avenir financier de la Nation ? Bien entendu, les fabricants de landaus et poussettes risquent de crier au scandale, à l’image de l’industrie agroalimentaire française face à la taxe sur les sodas. Mais ils en profiteront sans doute, eux aussi, pour augmenter les prix de leurs produits de 20 % à cette occasion en faisant croire que c’est l’industriel qui est pénalisé par la taxe payée par les acheteurs.

Il va sans dire que cette immatriculation des véhicules pour enfants pourrait aller de pair avec de nouvelles contraventions, permettant elles aussi d’apporter de l’argent frais à l’État. Le stationnement gênant de landau ou la conduite d’une poussette en téléphonant pourraient ainsi être verbalisés.

Certains diront « Et pourquoi pas les fauteuils roulants ? » Cette option mérite aussi réflexion. Identifier clairement les fauteuils roulants, c’est permettre aux policiers municipaux de verbaliser plus facilement les personnes à mobilité réduite osant utiliser la chaussée avec leur matériel non homologué pour éviter les véhicules garés sur les trottoirs, les passages protégés ou les rampes d’accès.
Mais cette mesure a moins de chance d’être adoptée par les parlementaires, tout particulièrement par les sénateurs qui accèdent souvent à leur fauteuil à un âge où il leur serait parfois agréable qu’il soit monté sur roulettes.

L’idée de cette nouvelle taxe sur l’immatriculation obligatoire des landaus et des poussettes est donc loin d’être stupide. Ce n’est pas seulement pour sauver la Grèce que les parents français doivent accepter ce nouveau régime fiscal, c’est pour assurer l’avenir de tous les petits Européens. Il convient d’expliquer à tous que la solidarité se doit de commencer au landau…

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