La route : vous la préférez sablée, salée ou sucrée ?

Travaux sous la neigeChaque année, plusieurs centaines de milliers de tonnes de sel sont déversées sur les routes de l’Hexagone pour réduire les risques de formation de verglas, auxquelles viennent s’ajouter des milliers de tonnes de sable pour éviter les glissades.

Ces mesures ont un coût financier, mais également environnemental puisque la glace fondue, chargée en sel, se répand dans la nature, les rivières et les lacs, ce qui impacte certaines espèces aquatiques si l’on en croit un rapport récemment publié par l’Institut américain d’études géologiques, contrairement à ce que disent ceux qui vendent le sel.
Le Nord des États-Unis doit faire face à un enneigement important et utilise donc largement le sel sur les routes en période hivernale. À la fin de la saison des frimas, les chercheurs ont retrouvé des taux élevés de chlorure de sodium dans les cours d’eau de cette région : 55 % des sites dépassaient le seuil de toxicité chronique de 230 mg/l établi par l’Agence américaine de protection de l’environnement, tandis que 25 % des sites dépassaient le seuil de toxicité aiguë, fixé à 860 mg/l.

Il existe des alternatives au salage : le sablage, qui consiste à épandre un granulat pour augmenter l’adhérence ; l’utilisation de pneus neige, qui est obligatoire l’hiver dans certains pays, comme la Slovaquie par exemple ; ou encore le sucrage des routes. Les Suisses viennent, en effet, de tester l’épandage de sucre sur l’autoroute A6 dans l’Oberland bernois.

Le sucre utilisé, issu de la canne à sucre, se révèle nettement moins agressif que le chlorure de sodium vis-à-vis de l’environnement, mais aussi des véhicules. Il est utilisé sous forme de mélasse et tient donc mieux que le sel sur la route, puisqu’il n’est pas balayé par le vent. Il a également l’avantage d’être très efficace par des températures très basses.
Par contre, l’hiver dernier, les Suisses ont trouvé que la facture était salée quand ils ont dû payer à la société irlandaise qui leur a fourni le sucre les mêmes droits que pour un produit alimentaire. Un accord a été conclu et le prix du sucre est maintenant sensiblement le même que celui du sel, de quoi adoucir la note.

Dommage que les autorités helvétiques n’aient pas testé le chocolat… De peur, sans doute, que l’on ne soit trop nombreux à vouloir avaler les kilomètres.

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