Un vol à destination du 7e ciel

Une coeur dans le cielSelon un sondage Ipsos réalisé en 2005, seuls 5 % des Français rêvent de faire l’amour dans un avion, tandis que 49 %, par exemple, rêvent de le faire en pleine nature.
Par contre, les hôtesses de l’air font fantasmer 19 % des Français, loin tout de même derrière les infirmières, qui occupent la tête du classement puisqu’elles continuent à faire fantasmer 31 % de la gent masculine depuis de très nombreuses années…

Si l’on sait que faire l’amour à la plage peut conduire à l’ombre, les choses sont moins claires pour ce qui est de faire l’amour à bord d’un avion. Il faut dire qu’habituellement, c’est la loi du pays de l’avion qui s’applique dans l’appareil et que le pilote est là pour veiller à ce qu’elle soit respectée. Mais en fonction de la gravité des faits, de l’espace aérien dans lequel l’avion se trouve, de la nationalité du passager ou de l’endroit où l’avion atterrit, la situation juridique peut être différente, même quand l’incident se déroule « dans les limites de l’avion ». La loi britannique, par exemple, est muette quand il est question de rapports sexuels en vol, mais cela n’a pas empêché, en 1999, un couple qui voyageait sur American Airlines d’être arrêté à son arrivée au Royaume-Uni et inculpé pour conduite indécente. Ils ont été dénoncés par le commandant de bord qui a averti la tour de contrôle lors d’un vol qui durait dix heures entre Dallas et Manchester. Malheureusement, ce pilote ne devait pas appartenir au Mile High Club, accueillant tous les pilotes, membres d’équipages et passagers qui ont eu un rapport sexuel à bord d’un avion à plus de 1 600 mètres d’altitude… Alors que 12 % des voyageurs australiens en seraient membres, d’autres n’hésitent pas à en faire un livre : Chris Streisand, auteur d’ Aventures au septième ciel a rassemblé dans ce livre treize témoignages d’hommes et de femmes ayant réellement vécu une aventure érotique au cours d’un vol.
La légende veut que ce soit l’américain Lawrence Sperry qui ait fondé le Mile High Club. Pourquoi lui ? Parce qu’en tant qu’inventeur du pilote automatique, il fallait bien qu’il le teste dans toutes les configurations de vol…

Les compagnies aériennes ne cautionnent pas pour autant ces pratiques et même si Singapore Airlines dispose de magnifiques suites dans ses Airbus A380, dotées d’un lit double, où le champagne peut couler à flots, la direction de la compagnie annonce clairement la couleur : câlins et relations sexuelles ne sont pas autorisés. D’une part parce que ces suites ne sont pas insonorisées et d’autre part pour une question de sécurité, les turbulences sur des passagers au septième ciel pouvant avoir de fâcheuses conséquences. Alors, ceinture…

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