Vous allez l’appeler comment ?

Un bébé et sa mamanChoisir le prénom de son enfant n’est pas toujours chose facile, d’autant qu’il faut l’associer au patronyme. C’est pourtant ce qu’ont dû faire les parents des 793 420 bébés nés en France métropolitaine en 2009, d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Pour aider les heureux parents à faire le bon choix, les livres, revues et autres sites Internet sont légion. L’une des parutions les plus connues, que l’on trouve aussi bien dans les librairies que dans les supermarchés, est l’Officiel des prénoms, qui n’offrent pas moins de 12 000 solutions à ceux qui pourraient être en manque d’idées.
Faire preuve d’originalité en ce domaine n’est pas simple et loin d’être du goût de tout le monde d’ailleurs, surtout lorsque les héros des séries télévisées, les acteurs des films à grand succès ou les chanteurs au sommet des hit-parades s’en mêlent. En 2011, pour les filles, les petites Emma devraient l’emporter d’une tête qui ne peut être que courte à cet âge. Suivront les Jade, Léa et Manon. Chez les garçons, les Lucas devraient être les plus nombreux à pousser leur premier cri, repris en choeur par les Nathan, Enzo et Louis.

Un choix qui n’a rien d’anodin quand on connaît l’ingéniosité dont peuvent faire preuve les enfants entre eux lorsqu’il est question de se railler de leurs petits camarades. Un souci toujours présent à l’âge adulte, si l’on en croit Zoé Renault qui menace le constructeur au losange pour avoir baptisé ainsi son futur modèle électrique. Joli paradoxe quand on sait que d’autres parents avaient dû aller en justice pour obtenir le droit de prénommer leur enfant Mégane alors qu’ils s’appelaient Renault.
Cela pourrait prêter à sourire, sauf que le choix du prénom pourrait aussi avoir une incidence sur la psychologie de l’enfant, le lien entre prénom et bien-être psychologique du futur adulte étant étudié aux États-Unis depuis l’après-guerre.

Un choix qui peut aussi refléter une certaine évolution de la société. En 2009, la question se pose de savoir si ce n’est pas Mohammed qui a devancé Oliver au palmarès des prénoms masculins en Grande-Bretagne, pays à majorité anglicane, qui compterait plus de 2,5 millions de musulmans, selon le Conseil musulman britannique, sur une population totale de 61 millions d’habitants. En France, pays d’Europe où les musulmans sont les plus nombreux (entre 5 et 6 millions, selon le ministère de l’Intérieur chargé des Cultes), une telle étude ne semble pas avoir été réalisée et il ne paraît pas possible de s’en tenir aux différents palmarès puisque des listes ethniques ou régionales viennent compliquer l’analyse.
À New York, les choses ont le mérite d’être claires : pour les filles, Isabella devance Sophia et Mia ; pour les garçons, Jayden arrive en tête, suivi de Daniel et d’Ethan. Des résultats qui ont tendance à varier en fonction de l’origine raciale ou ethnique des parents, les personnes d’origine asiatique ou pacifique préférant appeler leur fils Ryan, par exemple.
Là-bas aussi, le cinéma, le sport et même la mode ont de l’importance dans le choix des prénoms : en 2009, sur les 61 691 petites filles nées à New York, 139 se prénomment Chanel !

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Commentaire

Vous allez l’appeler comment ? — Un commentaire

  1. C’est amusant de voir l’évolution du choix des prénoms des parents…certains restent et durent, certains passent et ne sont que des météorites dans le panel des prénoms !

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