WordCamp Paris 2011 : une première pleine de promesses

WordCamp PAris 2011C’est le 25 novembre 2011 qu’a eu lieu au Studio Raspail, dans le 14e arrondissement de la capitale, le premier WordCamp hexagonal. Belle réussite que cet évènement destiné aux designers, aux développeurs, mais aussi aux décideurs intéressés par WordPress et les solutions qui lui sont associées. Suite logique à plusieurs BarCamps, cette manifestation a permis de montrer à quel point ce logiciel gratuit, destiné initialement à créer un blog sur Internet, est devenu en l’espace de 4 ans l’un des CMS (Content Management System) les plus utilisés de par le monde. Ce système de gestion de contenu (SGC, en français) a su s’imposer comme une alternative à Joomla ou à Drupal en très peu de temps grâce à sa simplicité d’utilisation et son formidable potentiel. Facile à installer, ce logiciel permet au néophyte de se faire plaisir en oubliant rapidement les aspects techniques d’un site Internet pour se consacrer au sujet dont il a envie de parler sur la Toile.

Basé à l’origine sur b2/cafelog, un gestionnaire de blog mis au point par Michel Valdrighi en 2001, WordPress, développé par Matt Mullenweg et Mike Little en 2003, « propulse fièrement » plus de 60 millions de sites en 2011. Une formidable aventure commencée sur un coin de table par un passionné et finissant comme vitrine des plus grands noms, à l’image du site du The New York Times, grâce à deux autres petits génies de la programmation secondés par la nébuleuse du logiciel libre.

Une réussite qui a permis à bon nombre d’entreprises de services informatiques de voir le jour et de prospérer, à l’image de Peaxl, une société crée en 2006 par Francis Chouquet pour commercialiser des thèmes premiums. Un exemple qui montre bien que logiciel libre et subsistance des développeurs ne sont pas antinomiques.
Si en 2007, mieux valait avoir des notions de PHP et de CSS pour obtenir le site de ses rêves, WordPress est devenu un véritable CMS, doté d’une offre des plus larges pour ce qui est des extensions ou des thèmes, selon Francis Chouquet ; de quoi se débrouiller seul si on s’en sent capable. Pour ceux qui souhaitent faire appel à un professionnel pour avoir du sur mesure, un budget allant de 4 000 à 40 000 euros est à prévoir.

Comme pour n’importe quel CMS, l’un des éléments les plus importants est la sécurité. Difficile de ne pas en être persuadé après avoir entendu l’intervention de Julio Potier, spécialiste de WordPress et de ses extensions, auteur d’un blog passionnant sur leur sécurité. Les conseils et astuces de base, comme d’éviter les extensions qui n’ont pas été mises à jour depuis plus de deux ans ou d’éplucher les ChangeLogs à la recherche de correctifs de sécurité montrant que leur auteur s’en préoccupe, valaient à eux seuls le déplacement à Paris. Besoin de faire auditer la sécurité d’un site ? Pas d’hésitation, Julio Potier semble bien être l’homme de la situation.

Aurélien Denis, auteur de WordPress Channel, a confirmé que les trois dernières années avaient été cruciales dans le développement de WordPress en tant que CMS. Taxonomie, custom post type et le reste : tout est là, même si le néophyte a du mal à suivre. Moins convainquant dans ses propos que dans ses écrits, Aurélien Denis n’en a pas moins tenté de montrer tous les avantages du SGC qui monte.
À l’usage et sans angélisme, WordPress n’a pas que des qualités : la gestion de la page d’accueil n’est pas aussi aisée qu’avec Joomla, par exemple. Malgré tout, l’idée des développeurs voulant que tout ce qui n’est pas indispensable soit proposé en tant qu’extensions est un atout, surtout grâce à un système de mises à jour automatiques des plus simples.
Convivialité et accessibilité interdisent-elles l’usage en entreprise de WordPress ? Loin de là, si l’on en croit Benjamin Lupu, qui a trouvé dans ce CMS la flexibilité nécessaire à la réalisation d’un site de presse, Lagazette.fr, dédié aux collectivités locales et comptant plus de 250 000 abonnés.

Grand moment quand Pierre Couzy, au nom de Microsoft, reconnaît que la multinationale s’intéresse plus particulièrement à trois CMS : WordPress, Joomla et Drupal, trois succès issus du monde du libre. La firme de Redmond offre, par exemple, aux utilisateurs de PC, une page dédiée pour faciliter l’installation de WordPress sur leur machine. Pressé par un fervent militant de Linux, Pierre Couzy a expliqué que les employés de Microsoft avaient obtenu, il y a quelques semaines, une modification de leur contrat de travail les autorisant, sous certaines conditions, à apporter leur contribution au développement de logiciels libres.

Cours de civilisation française

Rien de mieux pour finir cette journée que des conseils pour optimiser les performances de WordPress prodigués par deux virtuoses des claviers : Nicolas Juen et Benjamin Niess, développeurs chez BeApi. Gérer les caches, la taille des images ou modifier les extensions envahissantes pour gagner quelques précieux instants : un enjeu de taille quand on sait qu’un retard de 400 ms dans le chargement d’une page incite 5 à 9 % des internautes à l’abandonner et à revenir en arrière avant même qu’elle ne se soit affichée.

Au final, ce premier WordCamp au Studio Raspail n’avait rien à envier aux cours de civilisation française dispensés par la Société des amis des universités de Paris domiciliée à côté. Un dernier mot pour féliciter les organisateurs pour le choix du traiteur qui a régalé les convives et il ne reste plus qu’à attendre 2012 pour participer, avec le plus grand plaisir, à la deuxième édition du WordCamp français.

Presse et Multimedia n’a aucun lien avec les personnes ou les sociétés citées, si ce n’est d’utiliser WordPress pour réaliser des sites d’information.

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