Les contraceptifs oraux jouent sur la mémoire

Femme regardant sa plaquette de pilulesQue les femmes qui prennent la pilule se rassurent, si des chercheurs de l’université de Californie, Irvine, ont montré que les contraceptifs oraux avaient un effet sur la mémoire, ils ne semblent pas la détériorer. Ils modifient les souvenirs que leurs utilisatrices auront tendance à assimiler, mais ils ne donnent pas plus de trous de mémoire que si l’on a recours à un autre moyen de contraception.

Selon les scientifiques, les femmes sous pilule intégreront plus facilement les souvenirs chargés d’émotions, tandis que les autres retiendront plutôt les détails. Cela n’a rien d’étonnant pour Shawn Nielsen, l’une des chercheuses ayant participé à ces travaux publiés en septembre dans la revue Neurobiology of Learning and Memory, puisque la pilule fait baisser le taux d’hormones sexuelles telles que les oestrogènes et la progestérone, substances dont on a déjà prouvé qu’elles jouaient un rôle sur une partie du cerveau (l’hémisphère gauche) utilisée par les femmes pour la mémoire. Ces résultats sont néanmoins particulièrement intéressants, car « il y a seulement une poignée d’études sur les effets cognitifs de la pilule, et plus de 100 millions de femmes l’utilisent dans le monde entier. »

Pour le neurobiologiste Larry Cahill, qui travaille avec Shawn Nielsen, « cette nouvelle découverte peut surprendre certaines personnes, mais c’est une conséquence naturelle des recherches effectuées ces 10 dernières années sur ​​les différences entre les sexes » ; un avis que partagent d’autres spécialistes de la mémoire.

Dans cette étude, des photos d’un accident de voiture impliquant une mère et son enfant ont été montrées à des groupes de femmes dont certaines prenaient la pilule et d’autres pas. Le commentaire audio diffusé durant la projection des images variait d’une femme à l’autre au sein des différents groupes : à certaines, on expliquait que la voiture avait heurté un trottoir ; aux autres, que l’enfant avait été renversé et grièvement blessé.
Une semaine plus tard, alors qu’elles ne s’y attendaient pas, elles ont toutes été interrogées sur ce dont elles se souvenaient de l’accident.

Les femmes sous contraception orale depuis au moins un mois se rappelaient plus clairement des différentes étapes de l’accident — qu’il y ait eu un accident, que le garçon ait été transporté à l’hôpital, que les médecins aient oeuvré pour lui sauver la vie et qu’ils aient réussi à lui éviter de perdre ses pieds, par exemple.
Les femmes qui ne prenaient pas la pilule se souvenaient plus des détails, comme de la présence d’une bouche à incendie à côté de la voiture accidentée.

Pour les scientifiques, ces résultats pourraient en partie expliquer pourquoi les femmes souffrent plus souvent de stress post-traumatique que les hommes et pourquoi les souvenirs des hommes sont fréquemment différents de ceux des femmes. Les hommes font plus souvent appel à l’activité cérébrale de leur hémisphère droit pour encoder leurs souvenirs. Ils retiennent l’essentiel des évènements, mais moins les détails. Les femmes sous pilule, qui ont donc les taux d’hormones féminines les plus bas, ont le même type de mémoire que les hommes.
Comme toujours, ces travaux demandent à être confirmés par d’autres études, mais ils permettent déjà de faire progresser nos connaissances sur la mémoire.

Une chose est sûre : quel que soit l’hémisphère, mieux vaut ne pas oublier de prendre sa pilule.

Vouloir être une “Supermaman” peut nuire à la santé

Les mères qui travaillent ont moins de risques de présenter un syndrome dépressif que les mères au foyer, selon une étude menée ces dernières années outre-Atlantique. Toutefois, les femmes qui surestiment la facilité avec laquelle elles peuvent mener de front carrière et maternité, ceci les conduisant à ne s’autoriser aucun écart pour mener à bien leurs missions, ont plus tendance à souffrir de dépression que celles qui font preuve de plus de souplesse.

Supermaman

Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont dépouillé les données d’une enquête longitudinale à laquelle ont participé plus de 1 600 femmes âgées de 22 à 30 ans. Ces femmes ont dû donner leur opinion sur des affirmations du type « Une femme qui assume toutes les responsabilités familiales n’a pas le temps de travailler hors de son foyer », « L’emploi des femmes favorise la délinquance juvénile », « Les femmes sont beaucoup plus heureuses à rester chez elles et à s’occuper de leurs enfants » et « Il est préférable pour tout le monde que l’homme sorte pour subvenir aux besoins du foyer et que la femme prenne soin de la maison et de la famille ».

Demander de répondre à ces affirmations d’un autre âge n’avait pour but que de permettre aux investigateurs de mettre en évidence l’idée que ces femmes se faisaient de la relation famille-travail et du fait d’avoir à jongler avec les deux.

Quelques années plus tard, alors que ces mêmes femmes atteignaient la quarantaine, les chercheurs ont évalué si elles présentaient des signes de déprime comme des troubles de la concentration, un sentiment de solitude, de tristesse ou de nervosité, des troubles du sommeil, des difficultés à se lever le matin ou à surmonter le cafard.

Globalement, les femmes employées à temps plein ou à temps partiel sont moins susceptibles d’être déprimées que celles qui restent à la maison. Mais au sein de celles qui travaillent, les mères qui doutaient de pouvoir arriver à concilier travail et famille au début de l’étude sont encore moins susceptibles que les autres de présenter des symptômes de dépression. Il n’en est pas de même pour celles qui pensaient devenir une « Supermaman », sûres qu’elles pourraient tout faire sans peine. En voulant que tout soit parfait, elles mettent sur leurs épaules une pression si difficile à gérer au long terme qu’un sentiment de frustration peut finir par prendre le dessus, sentiment qui favorise la dépression.
Il faut dire que même si elles ont un emploi et que les hommes participent de plus en plus aux tâches ménagères ou s’occupent des enfants, les femmes font toujours le plus gros du travail à la maison. Trouver le bon équilibre n’est donc pas chose facile. Ceci est particulièrement vrai dans les pays, comme les États-Unis par exemple, où les femmes ne bénéficient pas de congés maternité ou des crèches subventionnées aussi facilement que dans d’autres.

Si les résultats de l’étude dont il est question ici doivent encore être validés par une publication dans une revue à comité de lecture, ils vont être présentés au congrès de l’American Sociological Association dans quelques jours et vont dans le sens de ce que d’autres équipes ont mis en évidence jusque-là.

Pour les chercheurs, les femmes qui s’attendent à ce qu’il ne soit pas facile de concilier travail et vie familiale auraient tendance à choisir un partenaire plus enclin à partager les tâches, d’où moins de stress. Deux autres éléments semblent être importants pour qu’une femme soit moins susceptible de faire une dépression : un emploi où elle est un maximum d’autonomie et la possibilité de gérer facilement ses horaires.

Quelle est la meilleure recette pour trouver l’équilibre quand on est une femme active ?

Ne pas être sévère avec soi-même et admettre qu’il peut être difficile de concilier vie professionnelle et vie de famille, sans culpabiliser ou être malheureuse lorsque l’on a du mal à y arriver.

Gagner un bébé-éprouvette chaque mois à la loterie

Tubes à essai et pipetteLorsqu’il est question de bébé-éprouvette, les Britanniques savent de quoi il retourne puisque c’est au Royaume-Uni qu’est né le premier, le 25 juillet 1978, alors qu’il aura fallu attendre 1982 pour qu’en France une petite fille naisse à la suite d’une fécondation in vitro (FIV). Depuis, le nombre de bébés procréés grâce à une assistance médicale n’a cessé d’augmenter et l’on estime à plus de 20 000 les enfants nés grâce à la procréation médicalement assistée en 2008 dans l’Hexagone. Si dans notre pays l’infertilité est prise en charge à 100 % par les caisses d’assurance-maladie sous certaines conditions, ce n’est pas le cas dans certains pays de l’Union européenne. C’est ce qui explique qu’en Angleterre une œuvre de bienfaisance ait décidé d’organiser une loterie mensuelle dont le premier prix est le financement d’une procédure de fécondation in vitro. Chaque mois, n’importe qui peut donc gagner un bébé-éprouvette !

Une tombola pour une technique qui ne laisse rien au hasard : voilà qui est original. Et cela est on ne peut plus officiel puisque l’organisation caritative To Hatch a obtenu une licence de la Commission des jeux du Royaume-Uni pour pouvoir mettre en vente les billets à partir du 30 juillet 2011. Chaque participant doit débourser 20 livres britanniques, soit un peu moins de 23 euros, pour avoir une chance d’emporter le gros lot : un avoir d’une valeur de 25 000 £ (plus de 28 500 €) sur des soins relatifs à une FIV dans les meilleures cliniques d’Angleterre. Les gagnants ont aussi droit à une nuit dans un hôtel de luxe la veille de l’insémination, à une voiture avec chauffeur pour les conduire à la clinique et à un téléphone portable pour rester en contact avec l’équipe médicale.

Tout le monde peut gagner puisqu’il suffit d’être âgé de plus de 18 ans et résider sur le territoire britannique. Peu importe que l’on soit en couple ou non, homo ou hétérosexuel, jeune ou vieux : tout est prévu. Les célibataires, par exemple, se voient accorder un don de gamètes et une mère porteuse si nécessaire.
Si la FIV échoue, là encore, tout est prévu : dons d’embryons, traitement favorisant la procréation et mère porteuse sont assurés.

Tous les bénéfices de cette tombola vont à l’œuvre caritative à l’origine de cette idée. Les fonds recueillis doivent servir à soutenir le site Internet de l’organisation afin d’élargir la communauté en ligne et d’offrir un lieu d’échanges aux patients, à ceux qui les soutiennent, aux cliniques spécialisées, aux oeuvres caritatives, aux professionnels et aux autorités de santé, ainsi qu’à tous ceux qui sont confrontés à des difficultés à concevoir.

Scandale pour les uns, chance inespérée pour les autres : il est évident que le sujet laisse peu de gens indifférents.

Faites vos jeux. Rien ne va plus…

Des araignées pour fabriquer de la peau artificielle

Une araignée et sa toileLes greffes de peau existent depuis déjà de nombreuses années, mais elles s’accompagnent fréquemment de phénomènes de rejet. Pour éviter ce problème, les médecins ont développé les autogreffes. Un morceau de la peau du patient est prélevé en zone saine, mis en culture, puis greffé sur la zone qui a besoin d’être recouverte. Malheureusement, chez certains patients, la surface de peau à greffer est trop importante ou les zones de peau saine ne sont pas suffisantes, comme chez certains grands brûlés, par exemple. Voilà pourquoi des recherches pour élaborer de la peau artificielle mobilisent de nombreuses équipes de recherche de par le monde.

La peau artificielle idéale se doit d’être bien tolérée par les défenses immunitaires de l’organisme, de pouvoir contenir des cellules cutanées afin qu’elles remplacent les tissus perdus, de se dégrader en toute sécurité au fil du temps pour laisser la place à la peau naturelle du patient et être assez résistante pour faire face aux traumatismes qu’elle peut être amenée à subir dans la vie de tous les jours. Les matériaux utilisés jusque-là pour servir de base à la peau artificielle n’ont pas été convaincants et ont souvent manqué de solidité.

La vie d’un patient ne tient parfois qu’à un fil : c’est peut-être ce à quoi ont pensé Hanna Wendt et ses collaborateurs de la faculté de médecine d’Hanovre en Allemagne lorsqu’ils ont débuté leurs recherches sur la peau artificielle. Une chose est sûre : quitte à faire confiance à un fil autant choisir celui avec lequel certaines araignées tissent leur toile puisque c’est le plus robuste des matériaux naturels fabriqués par un être vivant. Pouvant être jusqu’à dix fois plus résistant que le Kevlar, le fil de soie d’arachnides s’est aussi révélé être un biomatériau très bien toléré par l’organisme humain. Contrairement à celui produit par les vers à soie, le fil des araignées ne déclenche pas de réaction de rejet et tend même à favoriser la prolifération de certaines cellules comme les kératocytes et les fibroblastes que l’on retrouve dans la peau humaine.

Pour tester l’utilité de la soie d’araignée, les chercheurs allemands ont trait des araignées en caressant leurs glandes à soie et ont enroulé les fils obtenus sur des bobines. Ils ont ensuite tissé ces fils sur des cadres métalliques de 0,7 millimètre d’épaisseur créant ainsi un maillage pouvant être stérilisé, puis facilement utilisé. C’est sur ces sortes de treillis qu’ils ont laissé se développer fibroblastes et kératocytes, reproduisant même avec succès des couches assez semblables au derme et à l’épiderme.

Recueillir de la soie d’araignée en quantité suffisante pour que cette technique soit industrialisée n’est pas réalisable de nos jours et les greffes de peau artificielle fabriquée sur ces toiles d’araignée ne peuvent donc être envisagées à grande échelle pour l’instant, selon Hanna Wendt. Pas question d’abandonner ces travaux pour autant, car d’autres techniques en cours de développement pourraient venir en aide aux médecins : la fabrication de soie d’araignée synthétique ou la duplication de soie naturelle, par exemple.

Après avoir montré qu’elles pouvaient être utiles à la réparation de lésions tendineuses, voilà donc les toiles d’araignée bénéfiques à la peau artificielle et à sa greffe. L’homme a décidément encore beaucoup à apprendre de la nature…

Pourquoi est-il si difficile de suivre un régime ?

Manger une pommeCeux qui ont déjà essayé de faire un régime savent à quel point il est difficile de s’y tenir. Il faut dire que la plupart de ceux qui sont proposés hors de tout contrôle spécialisé ne sont que rarement bien expliqués et s’accompagne par conséquent d’une sensation de faim pour les personnes qui ont choisi de les suivre. Une bien mauvaise solution pour maigrir quand on fait partie des privilégiés qui peuvent manger à leur faim quand l’envie leur en prend si l’on en croit les travaux de Susmita Kaushik de la Faculté de médecine Albert Einsten de New York.

Dans un article publié dans la revue Cell Metabolism d’août 2011, l’équipe du service de médecine de cette université explique que lorsque quelqu’un ne mange pas, des neurones sont là pour que cette personne se mette à ressentir la faim. Pour que l’envie de dévaliser le réfrigérateur apparaisse, ces neurones vont commencer à s’autocannibaliser en dévorant des morceaux d’eux-mêmes. Les cellules du cerveau se mettent donc à table afin que le reste de l’organisme fasse de même…
Ce processus cellulaire est appelé autophagie. Il est connu pour permettre aux cellules de se régénérer afin de garder la forme, mais c’est la première fois que des chercheurs mettent en évidence son rôle dans la sensation de faim. Pour cela, ils ont étudié l’hypothalamus des souris et la libération d’acides gras libres par les neurones AgRP (agouti-related peptide) en train de s’autodéguster. C’est par le biais d’une augmentation du taux de ces acides gras libres que celui d’AgRP, puissant signal de la faim, va à son tour croître.

Grâce à leurs travaux, les chercheurs pensent qu’il sera un jour possible de moduler cette autophagie cellulaire, de réguler les taux d’AgRP et de jouer ainsi sur la faim des patients. Si l’on voit l’intérêt qu’un tel traitement peut avoir sur l’obésité ou certains troubles métaboliques, les scientifiques expliquent que les personnes âgées chez qui les processus d’autophagie se ralentissent (ce qui pourrait expliquer leur manque d’appétit) pourraient elles aussi bénéficier du progrès des connaissances dans ce domaine.

Les coupe-faim modernes sont donc déjà à l’étude. Le Mediator ne sera bientôt plus qu’un très mauvais souvenir…

Se débarrasser des adresses feedproxy.google.com de Feedburner

Symbôle RSSCela fait quelques années que Google a racheté le célèbre gestionnaire de flux RSS Feedburner. Rares sont les sites qui ne disposent pas d’un fil RSS (Really Simple Syndication ou Rich Site Summary suivant les auteurs) depuis de nombreuses années, souvent complémentaires à des solutions comme Twitter ou Facebook pour garder le contact avec les internautes. Le blog de Presse et Multimedia ne déroge pas à la règle et, pour plus de simplicité, le flux RSS du site est géré par le biais de Feedburner.

Alors que Presse et Multimedia fait de son mieux pour offrir à ses visiteurs des adresses compréhensibles, à l’occasion d’une mise à jour du site, il s’est avéré que les URL proposées par le flux RSS mis à la disposition des visiteurs ne se présentaient plus sous la forme http://www.presse-et-multimedia.fr/… , mais par des liens commençant par http://feedproxy.google.com/s/… . Préférant retrouver ses adresses d’origine, Presse et Multimedia a cherché une solution pour se débarrasser du nom de domaine feedproxy.google.com. Après avoir vérifié que le flux RSS de Droit-medical.com, lui aussi géré par Feedburner, ne présentait pas le même désagrément, c’est un article de Jan Leow qui nous a permis de régler de façon simple ce problème.

C’est grâce à l’aide en ligne de Feedburner que Jan Leow a trouvé la solution. Lorsque l’on veut obtenir un rapport d’activité de son flux RSS à l’aide de Google Analytics, le géant de Mountain View modifie les URL des articles diffusées par le biais du fil Feedburner qui prennent alors la forme d’une longue adresse incompréhensible débutant par feedproxy.google.com. Si personne ne se souvient d’avoir récemment activé cette fonction, il est incontestable que les URL ont été modifiées alors que Presse et Multimedia n’a pas l’usage de Google Analytics pour ce flux.

Pour retrouver ses URL, il suffit d’utiliser l’interface de gestion de Feedburner. Une fois le flux sélectionné, il faut cliquer dans la rubrique « services » sur « Configure Stats » 1, puis décocher les mentions « Item views » et « Item link clicks » 2.

Où cliquer et que décocher

Il ne faut pas oublier d’enregistrer ces modifications en cliquant sur « Save » et le tour est joué. Il ne faut pas être pressé de voir les URL changer, car ce n’est pas toujours immédiat. Vider le cache du navigateur peut aider.

Pour ceux qui veulent aussi modifier l’adresse URL de leur flux RSS Feedburner, Google offre une solution expliquée en ligne à la rubrique My Account –> MyBrand de Feedburner, une solution détaillée en français par un lapin blanc

Fumer durant la grossesse : quelles conséquences pour l’enfant à naître ?

Fumer tueS’il existait jusque-là des doutes quant à savoir si le tabagisme maternel était réellement associé à des malformations congénitales, il semblerait que l’étau se resserre un peu plus entre tabac chez la femme enceinte et anomalies congénitales de l’enfant à naître. En effet, des chercheurs britanniques ont réalisé une étude complète de la littérature sur plus de cinquante ans afin de déterminer qu’elles étaient les malformations spécifiques aux bébés des femmes enceintes fumeuses.

C’est dans un article intitulé Maternal smoking in pregnancy and birth defects: a systematic review based on 173 687 malformed cases and 11.7 million controls, ce qui signifie Tabagisme maternel pendant la grossesse et anomalies congénitales : un examen systématique basé sur 173 687 cas de malformations et 11,7 millions de témoins, publié le 11 juillet 2011 dans la revue Human Reproduction Update que l’équipe londonienne d’Allan Hackshaw a fait connaître les résultats de son travail.

Toutes les études observationnelles relatives à ce sujet publiées entre 1959 et 2010 ont été recensées par les chercheurs à l’aide de la puissante base de données Medline. En s’intéressant à celles qui n’étaient pas en rapport avec une anomalie chromosomique et qui montraient des différences entre les femmes enceintes fumeuses et non-fumeuses, ils ont pu en arriver à la conclusion que certaines anomalies congénitales étaient associées de façon significative au tabagisme maternel.

Malformations cardiaques ou cardiovasculaires, musculosquelettiques ou des membres ; doigt manquant ou surnuméraire ; pied bot ; craniosténose (soudure anticipée des os du crâne) ; malformations faciales, oculaires, orales ou gastro-intestinales ; laparoschisis (une fente de la paroi abdominale) ; atrésie anale (ouverture incomplète, voire même absente de l’anus) ; hernie ; cryptorchidie (absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum) : la liste est longue.

Selon Allan Hackshaw et son équipe, une meilleure information des fumeuses désirant avoir un enfant sur ces anomalies congénitales devrait faire partie des mesures de santé publique permettant d’encourager ces femmes à arrêter de fumer avant ou pendant leur grossesse.

Vous partez à New York ? N’oubliez pas votre moustiquaire

Statut de la Liberté, symbôle de NYC

Les dangers d’une mégalopole ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Chaque année, au début de la période estivale, les autorités sanitaires de la ville de New York aux États-Unis rappellent aux plus de 8,5 millions d’habitants de la grosse pomme (près de 20 millions si l’on considère l’agglomération de Big Apple) que pour y rester en bonne santé, mieux vaut éviter de s’y faire piquer par des moustiques ou mordre par des tiques et autres animaux sauvages ou errants. Un conseil qui s’adresse aussi aux touristes…

Chaque année, des centaines de New-Yorkais sont infectés par des maladies transmises par des tiques. Alors que la maladie de Lyme est la plus fréquemment rapportée, plusieurs cas de babésiose, d’anaplasmose, d’ehrlichiose et de fièvre pourpre des Rocheuses sont également signalés.

Les moustiques sont aussi au nombre des insectes pouvant propager des maladies à New York. Certains d’entre eux portent et propagent le virus du Nil occidental (West Nile virus). Si tous les habitants qui se font piquer ne vont pas être malades, les personnes de plus de 50 ans déjà fragilisées par d’autres problèmes de santé peuvent développer une forme grave de la maladie. Il leur est donc conseillé d’éviter, du crépuscule à l’aube, les lieux où l’eau stagne puisque c’est là que se reproduisent ces insectes à cette saison.

« Bien que nous encouragions les New-Yorkais à profiter des grands parcs de la ville, des plages et autres aires de loisirs, il y a des précautions simples qu’il est préférable de prendre pour réduire les risques de maladie due à des piqûres d’insectes et d’animaux », a déclaré le commissaire à la santé, le Dr Thomas A. Farley. Pour visiter New York, mieux vaut porter des chaussettes, un pantalon, une chemise à manches longues et ne pas oublier la bombe de répulsif…

Dernier détail : méfiez-vous des ratons laveurs, des mouffettes et des chauves-souris enragés ! Chaque année, plusieurs cas de ce type sont signalés en ville.

Décidément, visiter New York, c’est toute une aventure…

Proximité des magasins d’alimentation, des marchés ou des restaurants et surpoids des fillettes

Balance pour enfantLe nombre d’enfants obèses au sein de la population ayant eu tendance à augmenter ces dernières décennies dans la plupart des pays occidentaux, de nombreuses recherches ont vu le jour pour tenter de comprendre ce qui est susceptible de faire pencher la balance. C’est pour cette raison que des médecins de l’université Harvard de Boston aux États-Unis ont décidé d’étudier l’influence que pouvait avoir la présence ou non de magasins d’alimentation, de marchés ou de restaurants de voisinage sur le risque d’obésité ou de surpoids et sur l’index de masse corporelle de fillettes d’environ 7 ans.

Cette étude prospective de cohorte, publiée très récemment dans l’American Journal of Preventive Medicine, se base sur des données recueillies dans le cadre d’un vaste programme visant à identifier des facteurs de risque diététiques, environnementaux ou d’exposition associés à des différences dans l’âge d’apparition du développement pubertaire dans le cadre du cancer du sein au coeur de la population des femmes du nord de la Californie. Plus prosaïquement, les informations relatives au poids de 444 fillettes de cette région ont été suivies de 2005 à 2008 et corrélées à la distance à laquelle ces enfants vivaient d’un magasin d’alimentation (de la petite épicerie à l’hypermarché), d’un marché de quartier ou d’un restaurant (fast-food ou établissement classique).

À l’issue de ces trois années d’étude, les chiffres montrent que l’offre alimentaire proche du lieu de vie d’un enfant, tout du moins dans la région de San Francisco, semble bien avoir un impact sur son poids. Certes la taille de l’échantillon limite la portée des résultats, mais des différences statistiquement significatives ont pu être mises en évidence. Habiter à côté (400 m et moins) d’un magasin de proximité ouvert quasiment à toute heure ou d’une supérette augmenterait le risque d’être en surpoids ou obèse. Inversement, vivre dans un rayon d’un peu plus d’un kilomètre et demi d’un marché où des producteurs de la région viennent vendre leurs fruits et leurs légumes serait plutôt une bonne chose pour le poids des fillettes.

Allez, hop, tout le monde va faire son marché ! Et à pied ou à vélo, s’il vous plaît.

Un rayon laser protège les cyclistes

Photo d'Emily BrookeEn 2009, il s’est vendu plus de 3,1 millions de vélos en France, tandis qu’un grand nombre de villes développaient dans le même temps un accès aux petites reines en libre-service. Loisir bon pour la forme et moyen de transport écologique, le vélo est à la mode et s’impose petit à petit dans les grands centres urbains comme une alternative à la voiture ou aux transports en commun pour peu que le temps s’y prête.

Mais rouler le nez au vent au milieu des chevaux mécaniques n’est pas sans risque et près de 150 personnes l’ont payé de leur vie en 2009, soit 9,5 % de plus que l’année précédente, tendance qui semble se confirmer sur les six premiers mois de 2010 d’après les derniers chiffres fournis par la Sécurité routière. De quoi saluer toutes les initiatives qui visent à sauver ceux qui pédalent.

C’est en partant du constat que 80 % des vélos roulent en ligne droite au moment où ils ont un accident, renversés le plus souvent par un automobiliste en train de manoeuvrer sans les avoir vus, qu’une étudiante de l’université de Brighton, Emily Brooke, a mis au point un dispositif de sécurité qui projette une image laser d’un vélo sur la route quelques mètres devant le deux roues, avertissant ainsi les automobilistes de sa présence.
Blaze est le nom de cette invention qui lui a valu de nombreux prix. Il s’agit d’un petit appareil à piles que l’on attache au guidon d’un vélo, mais aussi pourquoi pas d’une moto ou d’un scooter, et qui projette une image laser sur la route. Le symbole d’un vélo, d’un vert éclatant, se déplace ainsi devant le cycliste, attirant l’attention des conducteurs qu’il côtoie. Il est possible de faire clignoter cette image qui est visible même en plein jour.

Le Blaze projète une image devant le vélo

Cette idée et le travail qu’elle a effectué en collaboration avec des experts en sécurité routière, des psychologues, la compagnie de transport en commun et la municipalité de Brighton pour la concrétiser ont valu à Emily Brooke une reconnaissance internationale et la chance de pouvoir intégrer l’une des meilleures écoles de commerce des États-Unis où elle va pouvoir finir de développer son projet en roue libre…