En 2030, les hommes iront sur Mars et les femmes… sur Vénus ?

Une fusée pour MarsC’est une expérience 100 % masculine qui vient de débuter à quelques kilomètres de la cité des étoiles, près de Moscou, en préparation d’un vol spatial de longue durée à destination de Mars : 18 mois de séjour dans l’espace seront nécessaires pour explorer la planète rouge durant 1 mois.

Même si l’atmosphère est hostile sur Mars (– 55 °C ; une gravité de 0,4 G ; une atmosphère composée de CO2 ; etc.), c’est la durée d’un tel séjour en apesanteur qui s’oppose pour le moment à sa réalisation. L’expérience actuelle qui réunit 6 hommes spationautes de diverses nationalités a pour but de tester les réactions de l’organisme humain en ambiance confinée durant une si longue période, notamment au plan psychologique. Néanmoins, elle n’apportera aucun élément nouveau à propos des deux obstacles majeurs aux vols de longue durée que sont la perte osseuse chez les spationautes et l’exposition au rayonnement cosmique.

La perte osseuse demeure un obstacle majeur aux vols spatiaux de longue durée, puisque l’os se déminéralise inexorablement en raison de l’accélération de sa résorption et d’un ralentissement de sa synthèse. La décalcification est ralentie grâce à une alimentation adaptée et une activité physique régulière, mais le spationaute perd 1 à 2 % de sa masse osseuse chaque mois, c’est donc 20 à 40 % de cette masse qui sera perdue au cours d’une expédition vers Mars…
Les muscles perdent également leur tonus, ce qui entraîne une posture de type fœtal pour l’ensemble du corps au repos puisque les récepteurs, qui renseignent le système nerveux sur l’état de contraction des muscles posturaux, ne sont plus sollicités en apesanteur.

L’exposition au rayonnement cosmique est une autre préoccupation. Alors que sur terre nous recevons 100 mrad par an, lors d’une mission lunaire de 10 jours l’exposition atteint déjà 800 mrad. Les effets des radiations cosmiques et des ions lourds sur l’œil de l’homme, par exemple, sont peu connus et de nouvelles normes à propos de l’aptitude visuelle des spationautes devront être éditées en vue des voyages de longue durée.

S’il peut arriver à tout le monde de rêver avoir la tête dans les étoiles, n’est pas spationaute qui veut ! Il existe un corps de spationautes recrutés par l’Agence spatiale européenne (ESA), dans des milieux très spécialisés, chez des scientifiques et des pilotes de haut niveau qui ont entre 25 et 40 ans. Il s’écoule parfois plus de 10 ans entre la sélection et le vol. Un milieu qui ne s’est ouvert que récemment aux femmes, Claudie Haigneré ayant été la première spationaute française.

Si les hommes rêvent de Mars, les femmes ont toujours été davantage attirées par Vénus, planète la plus brillante de la voûte céleste, symbole de la beauté et de l’amour. Elles sont d’ailleurs nombreuses à suivre avec attention les informations transmises par la sonde Venus express.

Si les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, reste à savoir si les uns et les autres finiront par y retourner…

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