Chez les ados, plus de textos et de réseaux sociaux, c’est plus de sexe et de drogue

Adolescents envoyant des smsIl existerait une corrélation entre les adolescents qui envoient au moins 120 textos par jour, le sexe, l’alcool et la drogue. Ceux qui expédient quotidiennement moins de minimessages seraient moins enclins à avoir consommé de la drogue, à boire ou à avoir eu des relations sexuelles, d’après une étude un brin provocatrice de l’université de médecine Case Western Reserve présentée au 138e congrès de la Société américaine de santé publique.

Attention, les auteurs de cette étude ne disent pas qu’envoyer trop de SMS conduit au sexe, à l’alcool et à la drogue, mais ils ont été surpris de constater un lien entre des comportements à risque et l’envoi de très nombreux textos. Ils en sont arrivés à cette conclusion en étudiant un échantillon représentatif de plus de 4 200 élèves du secondaire habitant Cleveland aux États-Unis. Les chercheurs souhaitaient évaluer si l’utilisation de technologies de communication pouvait être associée à des comportements dangereux pour la santé, comme le tabagisme, la consommation d’alcool et, selon eux, les relations sexuelles.

19,8 % des ados interrogés ont reconnu envoyer plus de 120 SMS par jour, la plupart étant des filles venant d’un milieu modeste, appartenant à une minorité et dont le père ne vit pas au domicile familial. D’après les données recueillies, ces hyperconsommateurs de textos auraient 40 % plus de risque d’avoir déjà essayé la cigarette ou la drogue. Pour l’alcool, le risque serait deux fois plus élevé d’en avoir déjà bu. Les chercheurs vont plus loin puisque, d’après leurs calculs, ces adolescents auraient 43 % plus de risque d’avoir déjà connu un état d’intoxication alcoolique que les autres jeunes de leur âge. Il est aussi question d’un risque accru d’avoir été pris dans une bagarre (55 %).
Pour ce qui des relations sexuelles, ce n’est pas tellement que trois fois et demie plus d’entre eux en aient déjà eues qui soit un risque, mais plutôt que 90 % de ceux-là reconnaissent avoir eu 4 partenaires ou plus.

Les SMS ne sont pas seuls en cause puisque les adolescents qui passent plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux comme Facebook peuvent, eux aussi, être associés aux mêmes comportements à risque. Ils le seraient même dans des proportions encore plus importantes que pour les textos (62 % pour la cigarette, 79 % pour l’alcool ou 84 % pour la drogue). Dépression, suicide, troubles du sommeil, résultats scolaires médiocres et autres problèmes ont aussi été mis en évidence.

Pour l’équipe universitaire, les adolescents passant leur temps à envoyer des SMS ou à hanter les réseaux sociaux seraient plus sensibles à l’influence de leurs camarades et auraient un père et une mère plus permissifs, voire même absents. Il se pourrait que les parents qui mettent des limites à l’utilisation des textos ou de Facebook, en imposent aussi dans les autres domaines, diminuant ainsi le risque de passage à l’acte. Pour certains parents, cette étude pourrait être bien plus qu’un minimessage…

[Source]

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