Allergie alimentaire : suivez le guide

Oeuf sur le platSavoir si son enfant présente une allergie alimentaire n’est jamais chose facile. Même les praticiens spécialisés en médecine générale ont parfois du mal à s’y retrouver dans la jungle des symptômes de ce qui peut pourtant avoir un retentissement psychologique important à un âge où les repas et la nourriture doivent être des moments de plaisir et d’échanges plutôt que de gérer une angoisse ou de faire planer le spectre de la mort au dessus des assiettes.

Quoi de mieux qu’un guide dans de telles situations ? L’année 2010 a été riche dans ce domaine, avec un ouvrage en français que l’on doit à l’Agence canadienne des aliments publié en juin et un autre en langue anglaise proposé par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases, l’Institut américain de l’allergie et des maladies infectieuses, en décembre.

Le premier ouvrage, sous copyright de « Sa Majesté la Reine du chef du Canada », est un guide du consommateur destiné à aider les malades et leurs familles à gérer les risques. Il faut dire que 2 millions de Canadiens souffriraient d’une allergie alimentaire sur une population estimée à plus de 34 millions d’habitants, les enfants étant le plus souvent concernés. Au hit-parade des allergies graves sont retrouvés les oeufs, le lait, les arachides, les produits de la mer, les graines de sésame, le soja, les sulfites, les noix et le blé.
Ce guide rappelle que « le type et la gravité des symptômes d’une réaction allergique varient et ces derniers peuvent se manifester plus ou moins rapidement, voire s’aggraver très rapidement. La réaction la plus grave, appelée anaphylaxie, peut être mortelle.
Les symptômes les plus courants d’une réaction allergique sont les suivants : rougeur ou pâleur au niveau du visage, urticaire, éruption cutanée, rougeur et démangeaison de la peau ; enflure au niveau des yeux, du visage, des lèvres, de la gorge et de la langue ; difficultés à respirer, parler ou avaler ; anxiété, détresse, sentiment d’alarme, faiblesse, étourdissements; crampes, diarrhée, vomissements ; chute de la pression artérielle, choc, accélération du rythme cardiaque, perte de conscience.
Sachant qu’il n’existe actuellement aucun traitement pour guérir les allergies alimentaires, la seule façon de prévenir une réaction consistant à éviter la substance allergène en cause, on comprend bien l’utilité de ce guide.

L’ouvrage américain, publié dans le numéro de décembre 2010 de The Journal of Allergy and Clinical Immunology, donne quant à lui des recommandations aux médecins pour pouvoir dissocier allergies et intolérances alimentaires. Toujours sous forme de guide, il fait le point sur l’évolution naturelle des principales allergies alimentaires rencontrées outre-Atlantique. On y apprend, par exemple, que la majorité des enfants allergiques à l’oeuf va finir par développer une tolérance à cet aliment que l’on retrouve dans un grand nombre de préparations culinaires avant l’âge de 10 ans et que ce chiffre peut atteindre 86 % à 16 ans.

Au pays dont la gastronomie vient d’être classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, aucun grand chef ne semble s’être intéressé à ce problème. Si des ouvrages de recettes existent, rien n’interdit de rêver et d’imaginer des enfants allergiques approchant les trois étoiles sans craindre de monter au ciel…

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