Le concubinage meilleur pour le bien-être que le mariage ?

Couple regardant un nuage en forme de coeurDepuis 75 ans, le Journal of Marriage and Family (JMF ; journal du mariage et de la famille) publie, chaque mois, des études scientifiques relatives au mariage et à la famille. Cette revue n’est pas un mensuel à grand tirage qui se lit chez le coiffeur ou dans la salle d’attente d’un dentiste, c’est une publication du Conseil national des relations familiales américain (National Council on Family Relations). Il n’est donc pas étonnant de trouver au sommaire du JMF de février 2012, un article sur le bien-être qu’est censé apporter le mariage.

L’étude, intitulée Reexamining the Case for Marriage: Union Formation and Changes in Well-being et réalisée par Kelly Musick de l’université Cornell (État de New York), tend à aller à l’encontre des arguments des partisans du mariage très actifs aux États-Unis. Comparé au concubinage, le mariage n’apporterait, en fait, que peu d’avantages en termes de bien-être. Ces avantages tendent, en plus, à s’amenuiser au fil du temps, contrairement au bonheur et à la satisfaction ressentis par les concubins.

C’est en analysant les données fournies par 876 célibataires des deux sexes, qui se sont mariés ou ont trouvé un concubin pendant qu’ils participaient à une grande enquête sur les ménages et les familles aux États-Unis, que les chercheurs en sont arrivés à ces conclusions. Des travaux qui portaient au départ sur la vie de 2737 célibataires, hommes et femmes, pendant six ans.

Si les jeunes mariés ou concubins nagent dans le bonheur et présentent moins de signes de dépression que les célibataires dans un premier temps, cette tendance va tendre à disparaître avec le temps en raison d’un repli sur eux-mêmes. Ils ont, en effet, tendance à voir moins souvent leurs amis ou leurs familles que les célibataires ce qui va finir par leur jouer des tours.

Alors que c’est la santé des jeunes mariés qui semble tirer profit de leur nouveau statut, sous doute grâce à la meilleure couverture sociale souvent offerte aux couples ayant convolé, c’est plutôt le sentiment de bonheur et l’estime de soi qui se trouvent renforcés chez les concubins de fraîche date. Malheureusement, après une période d’état de grâce, les effets bénéfiques de la vie en couple vont avoir tendance à s’estomper. Et comme, pour certains, le concubinage présente alors moins de contraintes que le mariage, il permet plus de souplesse, d’autonomie et d’épanouissement personnel, selon Kelly Musick. L’idée qui veut que le mariage soit la solution idéale quand il s’agit de fonder une famille, encore plus présente aux États-Unis que sur le Vieux Continent, pourrait bien être fausse, d’autres formes de relations amoureuses pouvant offrir tout autant d’avantages pour cette chercheuse.

Impossible de savoir, sur le Net, si Kelly Musick est mariée ou pas…

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