Des gènes de la migraine ?

La tête prise en étauLa survenue de migraines pourrait-elle être favorisée par les gènes de ceux qui en souffrent ? C’est à cette question qu’a tenté de répondre une équipe de médecins américains avec pour résultat d’avoir identifié trois gènes plus particulièrement liés aux migraines.

C’est en étudiant le patrimoine génétique de près de 23 000 femmes, dont plus de 5 000 souffrent de migraines, que les chercheurs en sont arrivés à la conclusion qu’une simple anomalie de l’un de ses trois gènes, sans autre conséquence sur la santé connue, pouvait augmenter le risque d’être migraineux de 10 à 15 %.

« Bien que la migraine soit encore mal comprise et ses causes sous-jacentes difficiles à cerner, l’identification de ces trois variantes génétiques permet faire la lumière sur les racines biologiques de cette affection fréquente et invalidante », d’après le Dr Daniel Chasman, auteur de cette étude publiée dans la revue Nature Genetics du 12 juin 2011.

Alors que la migraine est définie comme des maux de tête récurrents et sévères, s’accompagnant souvent de nausées et d’une hypersensibilité à la lumière ou au son, ces résultats tendraient à prouver que la migraine est une affection caractérisée par des troubles du traitement des informations sensorielles puisque les gènes incriminés jouent un rôle à ce niveau.

Ces avancées sont l’occasion de rappeler qu’il ne faut pas confondre cause de la maladie, comme peut l’être l’origine génétique) et facteurs déclenchant les crises.
Un migraineux sur trois, quand ce n’est pas un sur deux en fonction des études, incrimine un facteur déclenchant à ses maux de tête. En moyenne, le patient est même capable d’en identifier au moins quatre. Si certains sont bien connus (anxiété, stress, menstruations), d’autres le sont moins (fromages, vin blanc, vent violent).

Beaucoup de choses restent à comprendre s’agissant de la cause des migraines et des études complémentaires doivent être menées pour lever un peu plus le voile sur le rôle que joue précisément la génétique dans la migraine. Un défi qui représente encore un vrai casse-tête pour les scientifiques.

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