Quelle fin de vie pour le complice de vos nuits ?

Un hôpital pour les litsTémoin discret de tous nos plaisirs, il a épousé notre corps durant des milliers d’heures, et c’est à son contact que nous avons fait nos plus beaux rêves. Le quitter le matin est toujours une épreuve redoutable, ce corps à corps est tellement agréable… Et pourtant, un jour ou l’autre, il faut bien s’en séparer définitivement parce qu’il a vieilli. Non, il n’est pas question de l’homme de ses rêves ou de la femme de ses nuits, mais de son matelas !

Il faut savoir qu’il est recommandé de changer de literie (matelas et sommier) tous les 10 ans et il y en aurait ainsi 5 millions à éliminer chaque année en France. Pourquoi changer ? Parce qu’une nouvelle literie procurerait 53 minutes de sommeil récupérateur en plus chaque nuit. De quoi éviter quelques cernes ou bâillements intempestifs…

Or ces matelas et sommiers en fin de vie posent de réels problèmes d’élimination, car ce sont des objets très encombrants et les coûts de collecte sont élevés. Le recyclage impose une déconstruction manuelle, complexe, compte tenu des nombreux matériaux qui interviennent dans la fabrication (bois, mousse, polyuréthane, etc.).
Or, en matière de recyclage des déchets, se met peu à peu en place la responsabilité élargie des producteurs (REP), c’est-à-dire que le pollueur doit être le payeur, tout du moins en théorie. Résultat, les fabricants ou les distributeurs de tel ou tel produit doivent prendre en charge la collecte sélective et le traitement des déchets issus de leurs articles.
Prévue initialement pour cette année par la loi Grenelle 2, la REP pour les produits d’ameublement dont les lits, les matelas, les sommiers, est pourtant reportée à 2012.

Au Canada aussi la gestion des vieux matelas est devenue un problème majeur : 200 à 300 000 matelas sont enfouis chaque année au Québec, mais les sites d’enfouissement saturent. Une situation qui a de quoi donner des cauchemars aux Canadiens et qui les a poussés à recycler de plus en plus de vieux matelas : une jeune entreprise québécoise prévoit, par exemple, pas moins de 70 000 recyclages de matelas cette année.
Le matelas se transforme alors en isolation thermique pour les voitures, en tapis, et en de multiples autres produits.

La green attitude envahit peu à peu tous les domaines pour le plus grand bien de la planète. Malgré de nombreux progrès, pas question pour autant de s’endormir sur ses lauriers…

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