La dengue pour les nuls

Le bal des moustiquesDengue, dengue, dengue : ce n’est pas le tocsin, mais un bruit qui résonne dans tous les médias actuellement. Même s’il concerne surtout certains départements français d’outre-mer, la métropole n’est pas à l’abri de cette maladie virale véhiculée par des moustiques.

La dengue : c’est quoi ?

La dengue, encore appelée “grippe tropicale”, est une arbovirose, c’est-à-dire une maladie due à un virus véhiculé par les insectes (arthropodes) suceurs de sang. En France, les moustiques incriminés sont l’Aedes albopictus et l’Aedes aegypti.

Puis-je l’attraper en Métropole ?

Oui, même si les cas sont rares. Seul le moustique Aedes albopictus est présent en Métropole. Il est localisé dans les départements des Alpes-Maritimes, de la Haute-Corse, de la Corse-du-Sud, du Var et des Bouches-du-Rhône, mais de nombreux facteurs peuvent favoriser l’apparition de cas dans d’autres régions de l’Hexagone (déplacements des populations, produits d’importation, etc.).

Que faire pour ne pas être infecté ?

Éviter de se faire piquer par les moustiques (vêtements adaptés, répulsifs naturels ou chimiques, moustiquaire, etc.) et lutter contre les gîtes où se développent les larves.

Comment savoir si je suis malade ?

Rien ne vaut l’avis d’un médecin, surtout pour les personnes présentant déjà un terrain fragile. Habituellement, les symptômes, qui se manifestent 3 à 15 jours après avoir été piqué (le plus souvent entre 5 à 7 jours), sont les suivants : apparition brutale d’une fièvre élevée, accompagnée de maux de tête surtout au niveau du front, de douleurs derrière les yeux, de douleurs musculo-articulaires, de fatigue et de façon inconstante d’une éruption de boutons sur le tronc et s’étendant vers le visage et les extrémités, ou de vomissements. Des hémorragies limitées sont aussi possibles : petites taches de sang sous la peau plus ou moins étendues, gencives qui saignent, saignements de nez ou digestif. Il faut savoir que les personnes infectées présentent souvent peu de symptômes, voire même aucun. L’évolution clinique est variable. Dans certains cas l’infection évolue, après 2 à 7 jours, avec une disparition progressive de la fièvre. Très rarement, la maladie s’aggrave (dengue hémorragique) avec des ecchymoses qui s’étendent en nappe et des saignements digestifs abondants, pouvant engager le pronostic vital, en particulier chez les enfants de moins de 15 ans. Il existe aussi de rares formes neurologiques.
Le médecin dispose d’examens biologiques pour l’aider dans son diagnostic et c’est à lui de proposer un traitement adapté en fonction du patient. En règle générale et pas seulement pour la dengue, l’automédication comporte un risque, tout particulièrement chez l’enfant.

Suis-je contagieux ?

Il faut à nouveau être piqué par un moustique pendant que l’on est infecté par le virus, pour que celui-ci infecte quelqu’un d’autre.

En France, ce sont surtout les Antilles, la Guyane, la Polynésie et les autres DOM/TOM qui sont touchés par la dengue, mais cela n’exclut pas d’être vigilant partout sur le territoire national.

Primum non nocere

Un détail qu’il ne faut pas oublier : si l’homme apprécie rarement les moustiques, ils n’en restent pas moins un élément de la chaîne alimentaire de certains animaux comme des oiseaux, des batraciens ou certains poissons. Quant à l’utilisation massive des pesticides, elle a prouvé par le passé ses méfaits sur les humains, la faune et la flore. En toute chose, il faut raison garder…

Presse et Multimedia remercie le médecin qui a aidé à la rédaction de cet article.

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