Le plaisir sur ordonnance

Ce n'est parfois pas si dur que ça...Certains secteurs d’activité échappent totalement à la crise et affichent une croissance à deux chiffres. Il en est ainsi pour trois laboratoires qui commercialisent des médicaments visant à traiter l’impuissance de l’homme. C’est un marché florissant puisque le prix moyen du comprimé ou de la gélule varie de 9 à 10 €. Il s’agit de vasodilatateurs qui contribuent à lutter contre la dysfonction érectile .

Deux laboratoires américains, Pfizer et Eli Lilly et un laboratoire allemand, Bayer, vendent chaque année dans le monde pour environ 4 milliards d’euros de ces molécules. Tous les moyens sont bons pour doper les ventes et convaincre d’utiliser ces médicaments : aux USA, par exemple, le laboratoire Eli Lilly a consacré, pour la seule année 2007, 150 millions pour la publicité spécifique à ce traitement, ce qui lui a valu de recevoir de l’ONG Consumers Union le « Marketing overdose award », c’est-à-dire la palme de l’overdose publicitaire…

Tout a été prévu pour prouver l’efficacité de ces traitements. Si l’on dispose de l’échelle de Richter pour coter l’intensité d’un séisme, la gent masculine peut utiliser l’Erection Hardness Score (EHS) pour apprécier la qualité de son érection. L’échelle va de 1 à 4, 4 correspondant à l’érection idéale.

Mais les meilleures choses ont une fin et l’arrivée des génériques assombrit les prévisions de ces laboratoires. Le brevet de la célèbre petite pilule bleue (citrate de sildenaphile commercialisé par Pfizer) tombe dans le domaine public en mars 2012, celui de ses concurrents (Tadalafil commercialisé par Eli Lilly et Vardenafil commercialisé par Bayer) en 2017. Le groupe Teva a d’ailleurs obtenu de la Food and Drug Administration l’autorisation de mise sur le marché du générique de la molécule produite par Pfizer dès mars 2012.

Les laboratoires sont parvenus à percer le mystère du plaisir masculin, mais une partie seulement puisque la sexualité masculine ne se résume pas à l’érection. Par contre, le plaisir féminin ne s’est pas laissé décrypter. En effet, certains scientifiques ont démontré, preuves à l’appui,  que de la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme !

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