Pas facile de dérider les Corses

Femme se faisant injecter le frontL’île de beauté ne réussit pas toujours aux médecins qui pratiquent la médecine esthétique. C’est ce qu’a appris à ses dépens, en 2008, un praticien niçois pratiquant des injections de toxine botulique à des amies corses.

En effet, lors de déplacements sur l’île, le médecin a accepté « de rencontrer des patientes auxquelles il avait auparavant injecté de la toxine botulique dans son cabinet de Nice afin de contrôler les résultats de ses interventions ». L’histoire ne dit pas qui a pris ombrage d’une telle pratique sous le soleil de la Méditerranée, mais le praticien a été dénoncé au conseil de l’ordre des médecins dont il dépendait. Piqué au vif, il a eu beau faire valoir que ces patientes étaient des “amies” et qu’il n’avait pas perçu d’honoraires pour les consultations en cause, le visage de ses confrères est resté de marbre au cours de son audition par la chambre disciplinaire. Il a été condamné à trois mois d’interdiction d’exercice, dont deux mois avec sursis. Pour ses pairs, il s’agissait d’actes de « médecine foraine », prohibés par l’article R 4127-74 du code de la Sécurité sociale.

Le médecin a, paraît-il, passé son mois d’inactivité sur le front de mer, allongé sur une vieille peau, à contempler les rides faites par le vent sur les flots…

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