Proximité des magasins d’alimentation, des marchés ou des restaurants et surpoids des fillettes

Balance pour enfantLe nombre d’enfants obèses au sein de la population ayant eu tendance à augmenter ces dernières décennies dans la plupart des pays occidentaux, de nombreuses recherches ont vu le jour pour tenter de comprendre ce qui est susceptible de faire pencher la balance. C’est pour cette raison que des médecins de l’université Harvard de Boston aux États-Unis ont décidé d’étudier l’influence que pouvait avoir la présence ou non de magasins d’alimentation, de marchés ou de restaurants de voisinage sur le risque d’obésité ou de surpoids et sur l’index de masse corporelle de fillettes d’environ 7 ans.

Cette étude prospective de cohorte, publiée très récemment dans l’American Journal of Preventive Medicine, se base sur des données recueillies dans le cadre d’un vaste programme visant à identifier des facteurs de risque diététiques, environnementaux ou d’exposition associés à des différences dans l’âge d’apparition du développement pubertaire dans le cadre du cancer du sein au coeur de la population des femmes du nord de la Californie. Plus prosaïquement, les informations relatives au poids de 444 fillettes de cette région ont été suivies de 2005 à 2008 et corrélées à la distance à laquelle ces enfants vivaient d’un magasin d’alimentation (de la petite épicerie à l’hypermarché), d’un marché de quartier ou d’un restaurant (fast-food ou établissement classique).

À l’issue de ces trois années d’étude, les chiffres montrent que l’offre alimentaire proche du lieu de vie d’un enfant, tout du moins dans la région de San Francisco, semble bien avoir un impact sur son poids. Certes la taille de l’échantillon limite la portée des résultats, mais des différences statistiquement significatives ont pu être mises en évidence. Habiter à côté (400 m et moins) d’un magasin de proximité ouvert quasiment à toute heure ou d’une supérette augmenterait le risque d’être en surpoids ou obèse. Inversement, vivre dans un rayon d’un peu plus d’un kilomètre et demi d’un marché où des producteurs de la région viennent vendre leurs fruits et leurs légumes serait plutôt une bonne chose pour le poids des fillettes.

Allez, hop, tout le monde va faire son marché ! Et à pied ou à vélo, s’il vous plaît.

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