Savoir choisir son eau… de baignade

Baignade et qualité de l'eauLa période estivale est propice à la baignade, surtout lorsque la canicule s’installe dans l’Hexagone. Lac, rivière, fontaine, piscine, mer, sans parler des bambins qu’on laisse barboter dans les pédiluves, tout semble bon pour se rafraîchir… Mais encore faut-il savoir choisir son eau.

Pour beaucoup de Français, la qualité des eaux de baignade en milieu naturel est, depuis 1985, synonyme de pavillon bleu. En 2010, 341 plages du territoire national ont été labellisées ; plage ne rimant pas obligatoirement avec bord de mer puisque les rivages du lac des Settons dans la Nièvre ont été récompensés comme de nombreux autres endroits où il fait bon se baigner en eau douce.
Mais le pavillon bleu, c’est aussi une distinction pour les ports de plaisance. 77 sont à l’honneur cette année, dont 3 outre-mer.
Preuve de leur réussite, pour leur 25e anniversaire les pavillons bleus sont présents dans 41 pays à travers le monde sous l’égide du programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Si le pavillon bleu est une démarche volontaire, il n’en existe pas moins des règles relatives aux eaux de baignade de toutes les communes, règles fixées au niveau national, mais aussi par l’Union européenne (UE) afin de réduire et prévenir la pollution de ces eaux. L’UE impose également un devoir d’information sur le degré de pollution de leurs eaux de baignade aux autorités concernées.

Ne voulant pas donner l’impression d’avoir perdu la main et en raison de l’entrée en vigueur en 2015 de la directive européenne 2006/7/CE, le ministère du développement durable a lancé un nouveau label de qualité pour les eaux de baignade, basé uniquement sur les résultats des analyses physico-chimiques et microbiologiques.

La qualité des eaux de baignade n’est pas un sujet à prendre à la légère et les plages ne sont pas les seules à devoir être vigilantes. Les piscines réglementées ouvertes au public sont aussi concernées, même s’il n’est pas question ici de label. L’Afsset, agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, devenue depuis peu l’Anses, agence nationale de sécurité sanitaire, vient de publier un rapport à ce sujet. « Les autorités de contrôle constatent un bon taux de conformité à la réglementation des piscines françaises notamment en matière de qualité microbiologique. Pour autant, tout risque lié aux microorganismes (mycose, verrues, diarrhées, etc.) n’est pas écarté.
Cependant, pour l’Afsset le risque prépondérant dans les piscines réglementées françaises concerne le risque chimique : les produits de désinfection de l’eau (chlore, brome, ozone, etc.) se recombinent avec la matière organique apportée dans l’eau par les baigneurs et forment des sous-produits qui sont des contaminants chimiques nocifs, comme les trichloramines ou le chloroforme. Ces composés peuvent atteindre des taux capables d’entraîner des troubles respiratoires (asthme, bronchites, etc.), cutanés (eczéma) et oculaires chez les personnes qui fréquentent les piscines à commencer par les plus réguliers d’entre eux (nageurs sportifs, maîtres nageurs, personnels d’entretien et d’accueil). Mais ces risques touchent également les très jeunes enfants dont les systèmes respiratoire et immunitaire sont encore en développement. »

Les risques inhérents à la baignade sont souvent oubliés par les vacanciers comme, par exemple, ceux encourus si l’on se baigne, mais aussi si l’on passe sous la douche ou si l’on s’accorde un sauna, avec ses lentilles de contact. L’information et la prévention sont primordiales dans le domaine des eaux de baignade : mieux vaut ouvrir l’oeil, mais au bon moment…

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