Mieux que les génériques : les médicaments à imprimer

Imprimer le principe actif sur le médicamentLes universités de Leeds et de Durham, en Angleterre, associées à l’industrie pharmaceutique ont mis au point un procédé permettant d’imprimer le principe actif d’un médicament sur un comprimé qui, lorsqu’il est avalé seul, est dépourvu de tout effet thérapeutique.

Depuis plus de mille ans, la fabrication des comprimés médicamenteux n’a pas connu de révolution majeure. Il n’est pas question des principes actifs eux-mêmes, de nouvelles molécules sortant régulièrement des laboratoires de recherche, mais de la façon dont le vecteur de ces substances est fabriqué. Si la première manufacture de pilules documentée remonte à l’époque égyptienne, les ingrédients médicinaux étant roulés dans du pain ou de l’argile, mais la première référence à un comprimé — une pilule comprimée — se trouve dans la littérature arabe du dixième siècle. Le processus a peu changé depuis que le premier brevet pour des comprimés a été demandé en 1843. Produit initialement en petite quantité par les pharmaciens, la production de masse utilise toujours le même processus, mais avec des technologies de pointe et de nombreux contrôles qualité.

Dans un comprimé, il faut savoir que le principe actif ne représente classiquement qu’un millième du volume, le reste ne servant qu’à permettre une manipulation et une ingestion plus faciles du médicament. L’un des enjeux des contrôles qualité est de s’assurer que ce principe actif ne représente bien que cette infime partie du comprimé, ce qui équivaut à vérifier qu’il y a bien qu’une aiguille dans une botte de foin…

La technique proposée par l’industrie et les universitaires, même si elle ne s’applique aujourd’hui qu’à 0,5 % des médicaments offerts sous la forme de comprimés, est prometteuse. En dissolvant le principe actif ou en le mettant en suspension dans une encre spéciale, puis en utilisant une imprimante pour le transférer sur un comprimé neutre, les contrôles qualité sont facilités, car c’est l’encre et sa quantité délivrée qu’il suffit de tester. La sécurité s’en trouve accrue.
Un autre avantage du procédé est que le principe actif se retrouve imprimé à la surface du comprimé, augmentant ainsi sa biodisponibilité et sa rapidité d’action. Sans compter que plusieurs principes actifs peuvent être transférés sur un même comprimé en fonction du traitement dont le patient a besoin !

Une autre façon pour la recherche de faire bonne impression…

Partager sur :
  • Facebook
  • Twitter
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • Digg
  • LinkedIn
  • del.icio.us
  • Netvibes
  • Ping.fm
  • Technorati
  • Yahoo! Buzz

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.